27 juillet 2005

Nouvelle adresse pour notre Blog

Attention !

Pour continuer à vous présenter l'actualité de Dynamicad', notre weblog déménage. Le cas échéant, nous vous invitons donc à mettre à jour vos signets (bookmarks) avec sa nouvelle adresse, et à nous rendre visite sur  : http://dynamicad.free.fr/blog/

21 juillet 2005

Ça bouge dans le groupe !

Lorsque j’ai rejoint Dynamicad’, nous étions plusieurs nouveaux (Frédéric, Estelle et Magali) après une vague de départs.
Depuis, Thierry a trouvé une mission de 5 mois (jusqu’en octobre), Olivier a été embauché, Fedwa est en période d’essai pour un CDI, Magali a décroché un CDD de 2 mois, suivi d’un CDI, et Véronique est en mission pour 2 mois. Françoise, pour sa part, a effectué une mission à l’étranger puis réintégré le groupe.

Entre temps, d’autres membres nous ont rejoints : Anne et Christine M., qui n’ont fait que passer et ont été embauchées très rapidement, Philippe et Gilbert qui viennent d’intégrer le groupe. Deux autres personnes devraient arriver bientôt, et nous continuons à renforcer notre équipe pour compenser les départs par de nouvelles recrues.

Pour que le groupe fonctionne bien, il faut maintenir un nombre minimum d’actifs qui pourront entretenir la dynamique et donner du temps pour les actions de groupe sans être submergés.
Les membres fondateurs étant presque tous partis, nous avons connu quelques « couacs » par manque d’expérience et de traces (et ils avaient pourtant pensé à beaucoup de choses !). Nous avons donc envisagé de formaliser certaines démarches, ce qui nous a conduits à rédiger une charte et un livret d’accueil pour que le groupe reste fidèle à lui-même. La relève pourra ainsi se faire au fur et à mesure, ce qui est primordial dans un groupe en perpétuelle mouvance.

Au fil des embauches, notre réseau, qui s’appuie sur les « anciens », s’étoffe et, après un an et demi de vie de Dynamicad’, nous étudions la possibilité d’une grande réunion réseau à la rentrée pour renforcer ces liens et faire se rencontrer membres actifs et anciens.
Une nouvelle étape dans la vie de Dynamicad’ !

Christine

07 juillet 2005

Le CIF CDD

Cif_cdd_estelle Vous êtes en recherche d’emploi après un CDD ou vous finissez un CDD, vous voulez changer de métier ou renforcer vos compétences professionnelles ? Vous pouvez toujours essayer le CIF CDD. Il s’agit d’un Congé Individuel de Formation pour les anciens salariés en Contrat à Durée Déterminée.
Eh oui, le CIF n’est pas réservé aux salariés en CDI ! Si, comme moi, après de nombreux CDD vous croyez avoir droit à quelque chose, vous pouvez essayer. Mais attention aux conditions d’accès.
Pour ma part mes CDD dans le public ne me permettent pas d’accumuler les 24 mois nécessaires. Vive le statut de contractuel dans la fonction publique !

Le public concerné

- avoir travaillé dans le secteur privé 24 mois, consécutifs ou non, dans les 5 dernières années (ou 15 mois en contrat saisonnier)
- dont 4 mois, consécutifs ou non, en CDD (sauf contrat d’alternance, CES, contrat interim) dont le terme se situe dans les 12 derniers mois.

La formation

- débute au plus tard 12 mois après la fin du dernier CDD
- délai de carence de 6 mois à 6 ans entre deux CIF
- possibilité de faire un bilan de compétences ou une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience)

La prise en charge financière

- 1 an à temps plein ou 1200h à temps partiel ou discontinu
- calculée sur la base de la moyenne des salaires perçus au cours des 4 derniers mois de CDD.
- Salaire horaire brut < 2 SMIC -> rémunération horaire de 100%
- Salaire horaire brut > 2 SMIC -> rémunération horaire de 90%
- Formation > 30h/semaine -> salaire à temps plein
- Formation < 30h/semaine -> seules les heures de formation sont rémunérées
- Le Fongecif finance une partie du coût de la formation

Le statut du bénéficiaire

- stagiaire de la formation professionnelle
- maintien de la protection sociale (sécurité sociale, asssurance chômage, retraite complémentaire)

L’employeur

- Non impliqué dans la mise en œuvre du CIF qui se déroule après la fin du CDD
- Vous remet lors de la signature de votre contrat un BIAF (bordereau individuel d’accès à la formation).
Si comme moi vous n’avez jamais entendu parler d’un tel document, sachez que vous êtes en droit de le demander.

Les démarches

- réunion d’information
- entretien avec un conseiller. Vous n’êtes pas obligé de connaître la formation que vous voulez faire, mais c’est mieux d’avoir des pistes.
- une commission paritaire territoriale prendra la décision du financement. Attention, cette commission se réunit 1 fois par mois et il faut compter 3 mois pour les démarches. Plus vous vous y prendrez à l’avance et plus vous aurez de chances de votre côté. L’acceptation du dossier n’a rien à voir avec la conjoncture actuelle des besoins en emploi. Vous pouvez choisir la formation que vous voulez.

Ces informations sont extraites d’une réunion du Fongecif Rhône-Alpes.
Je vous conseille d’assister à l’une de leur réunions si vous souhaitez plus d’informations.

Bon courage !
Estelle.

05 juillet 2005

La menace des brevets logiciels

Le projet parlementaire

Après s'être pourtant déjà prononcé en 2003 contre le principe de brevets logiciels à l'américaine, le Parlement Européen statuera à nouveau le 6 juin sur le sujet. Les données du problème n'ont pas vraiment changé depuis, mais "Le Parlement Européen est rempli de groupes de pression à la solde de Microsoft, Eicta, CompTIA etc. Il y a en permanence 30 ou 40 "lobbyistes" qui arpentent les couloirs." (tiré de Eweek du 21 Juin (http://www.eweek.com/article2/0,1759,1829955,00.asp))

Les nombreuses mises en garde

Les voix qui s'élèvent contre sont pourtant nombreuses. L'avis de professionnels reconnus et ayant autorité nous interpelle !  Je ne referai pas ici de plaidoyer, et préfère plutôt vous inviter à prendre connaissance de dossiers parfaitement bien documentés.

Tout d'abord la Free Software Foundation, pour qui la lutte contre les brevets est un cheval de bataille quasi fondamental, avance bien des arguments dont l'expérience de ces dernières années a démontré l'importance reconnue et croissante du logiciel libre dans le monde économique.

Mais je vous recommande également la lecture d'articles de M. Letellier, membre du Comité Exécutif du consortium ObjectWeb. Son argumentaire solidement étayé, et bien construit est très efficace : "Note sur les brevets logiciels", mais aussi "Pourquoi les brevets européens menacent l'industrie européenne ?", ou encore "Quelles garanties apportent les brevets relatifs à la sécurité informatique ?" (cités avec l'aimable autorisation de l'auteur)

Alors quel avenir nous réserve la profession logicielle ?

Frédéric

01 juillet 2005

Anne Tourmen

Mon parcours professionnel :

Ingénieur chimiste spécialisée dans les matériaux, destinée par mes études à faire de la R&D en laboratoire, je me suis rapidement orientée vers des postes au service du client.
En effet, j'aime beaucoup les contacts humains et je suis très motivée par le fait de travailler à la satisfaction des clients.
J'ai donc acquis plusieurs expériences commerciales au sein d'entreprises industrielles de la région lyonnaise vendant des produits techniques.

Fin 2003, j'ai quitté mon précedent emploi pour raisons familiales (mon conjoint travaillant à Grenoble)... puis j'ai fait un bébé...

Mon job idéal :

Je cherche actuellement un emploi en région grenobloise qui concilie à la fois un fort contact avec le client (vente, marketing ou support), et qui a un aspect technique certain, ce qui me permet de rester dans un univers industriel que je connais bien.
L'entreprise idéale : une PME dans laquelle il est possible de s'épanouir.

Pourquoi ai-je rejoint Dynamicad' ?

Arrivée par hasard sur Grenoble il y a presque 2 ans, je n'y connaissais personne. Dans un premier temps, avec la naissance de mon fils, j'ai été suffisamment occupée pour que ça ne soit pas un handicap.
Mais au moment de reprendre pieds dans le monde du travail, les contacts manquent, la connaissance du marché industriel local aussi...

Anne.

23 juin 2005

Quelques outils Internet

 

Recherche d'infos sur Internet

Quand on parle de recherche d'information sur Internet, la plupart du temps vos interlocuteurs vous orienteront vers Google ou Yahoo ou d'autres moteurs de recherche célèbres. Sans vouloir dénigrer ni leurs fonctionnalités, ni leur intérêt, il faut cependant savoir qu'il existe bien d'autres outils et solutions de recherche au moins aussi intéressantes pour vous aider à "démêler la toile" et à gagner du temps pour trouver une information pertinente. Notamment les "méta" moteurs, des solutions logicielles qui s'appuient sur plusieurs moteurs de recherche, les interrogent et en synthétisent les réponses pour donner un résultat qui peut être ainsi recoupé par plusieurs sources.

Parmi eux, deux familles de moteurs sont disponibles pour satisfaire les goûts ergonomiques de chacun :

  • les moteurs en ligne qui s'exécutent sur un serveur distant au travers de votre navigateur préféré, par exemple MetaCrawler
  • et les applications qui s'installent et s'exécutent localement sur votre ordinateur, par exemple Copernic Agent Basic

Essayez donc la recherche "meta search engine" sur votre moteur de recherche préféré, vous serez peut-être étonné de la diversité des solutions disponibles !

En plus des fonctions de recherche d'information, le même type de familles d'outils existent pour permettre de suivre l'évolution de l'information publiée sur plusieurs sites Web. Cela permet de gagner un temps précieux plutôt que d'aller les consulter manuellement, régulièrement et l'un après l'autre. On pourra notamment citer :

Pour en découvrir plus, essayez la recherche "web page monitoring" sur votre moteur. Vous trouverez certainement l'outil qui correspond à vos besoins et qui vous fera gagner beaucoup de temps !

Se connecter à Internet

Si ce n'est bien sûr jamais obligatoire, il est néanmoins fortement recommandé de disposer sur son poste de travail d'un logiciel anti-virus, d'un logiciel pare-feu, et d'un logiciel contre les parasites que sont les logiciels espions et/ou publicitaires. Ils permettent de préserver votre travail, vos documents, les ressources de votre ordinateur et tout le temps que vous avez consacré au travail sur informatique. Ils permettent aussi de respecter votre entourage en limitant la propagation de vers, virus et autres nuisances.

Suite à quelques demandes, voici une liste (absolument pas exhaustive, mais les commentaires sont les bienvenus) de quelques logiciels libres et gratuits pour PC :

                                                                                                                       
Catégories
      
Windows
      
Linux
      
Anti-virus
      
AVG Free Edition,
      Avast! Home Edition,
      BitDefender Free Edition
      
BitDefender Linux Edition
      
Pare-feu (anti-intrusion)
      
Kerio Personal Firewall 4 - Free Edition
      ZoneAlarm Free
      
      
      
inclus dans le système, le problème est de l'activer et de le configurer : quelques docs là-dessus.
      
Anti-espion (adware / spyware)
      
AD-Aware SE Personal Edition
      
quelqu'un en connaît ?
      

Si vous connaissez des outils de ce type, gratuits ou libres, que vous avez aimés ou détestés, n'hésitez pas à partager votre expérience.

Frédéric

18 juin 2005

Bienvenue à Ouaga la belle !

C’est par ces mots que mon collègue consultant et moi avons été accueillis à l’aéroport de Ouagadougou le 30 avril 2005, à notre arrivée au Burkina Faso.

Nous y sommes pour 15 jours, envoyés par un organisme rattaché à l’ONU, pour accompagner un laboratoire national dans sa démarche qualité, en vue d’une accréditation selon le référentiel ISO 17025. Pour cette mission, les rôles ont été spécifiés. Mon collègue est en charge des prescriptions techniques tandis que moi, je dois aider à la mise en place des prescriptions managériales. Nous avons trouvé sur place des personnes avides de connaissances et prêtes à travailler. De ce fait, les journées furent donc longues, ardues mais ô combien intéressantes ! Avoir corrigé plus de la moitié des procédures qualité et aidé à la rédaction de celles manquantes est une grande satisfaction pour moi. Ma grande fierté, c’est d’avoir réussi à sortir les prescriptions managériales de l’état d’abandon où elles se trouvaient, pour les amener, au regard de la direction et de l’ensemble du personnel, au même niveau d’importance que les prescriptions techniques.

Après des journées de travail aussi denses, y allier un peu de plaisir ne fut pas chose difficile. C’est donc avec un immense plaisir que le soir, nous nous retrouvions dans l’un des nombreux « maquis » (= restaurants) qui existent à Ouagadougou. Mon préféré est géré par Lydia et s’appelle LA PRUDENCIA. Si un jour vous avez l’occasion de passer par Ouaga, faites-y un tour. Vous y mangerez vos plus succulentes grillages. Par contre, pour retrouver un peu du goût de chez nous, vous dégusterez un délicieux gratin dauphinois chez les sœurs religieuses de « L’EAU VIVE ». Pour clôturer votre soirée en beauté, empruntez au retour, l’avenue NKWAME-KROUMA ou faites un tour à la nouvelle cité appelée Ouaga 2000. Même les novices comme moi sauront apprécier la beauté architecturale qui s’y trouve.

Françoise

17 juin 2005

Un salon professionnel à Beijing

Résumé un seul mot: M.E.M.O.R.A.B.L.E.

En poste chez Memscap, et responsable de la zone Asie, j'ai souhaité participer à un salon très réputé sur le continent asiatique concernant la médecine :CHINA MED pour promouvoir les capteurs de pression invasifs.

Shanghaipic10Un peu de pub pour ce salon, il a lieu dans un endroit grandiose et somptueux au China International Exhibition Center à Beijing.

Il concerne aussi bien les équipements et instruments médicaux, que les nouveaux médicaments. En 2004 ce salon a attiré plus de 400 exposants et de 35.686 visiteurs pour un chiffre d’affaires de plus de 30 millions US$. Plus de 60 % des exposants viennent d’autres pays que de la chine : de Belgique, Brésil, Canada, Allemagne, Hong Kong, Italie, Japon, Malaisie, les Pays Bas, Suède, Suisse, Corée du sud, U.S, Taiwan et bien sur la France.Grâce à Ubi France et à leur pavillon français nous étions une dizaine d'entreprises à représenter la France.

Le plus dur a été de trouver le pavillon et notre stand dans le centre de convention. Une fois arrivée à bon port, je partis à la recherche du stand portable, et des multiprises pour brancher les ordinateurs. Cela a été fort stressant, mais hilarant!!!

Comment expliquer à des personnes ne parlant ni l'anglais, ni le français ce dont j'avais besoin. J'ai appris ce que veux dire "key word" et le langage des signes. Je peux aussi affirmer qu'en terrain inconnu la solidarité entre pays joue énormément. Le premier qui arrivait à se faire comprendre, demandait à ce que l’on écrive le nom chinois de l'objet en question. Concernant notre stand portable je dus faire façe à un autre problème. Memscap ayant une filiale aux US et le stand étant parti de là-bas, il se retrouva stocké dans le"coin" des exposants américains.

Dsc00197_4 Bref je fus fière quand notre stand fut enfin prêt .Sans les documentations commerciales comme vous pouvez le voir sur la photo (double click pour l'agrandir) car je ne les ai jamais retrouvées, un vrai mystère.

Malgré ma fatigue, et après avoir seulement dormi 3 heures dans l’avion depuis mon départ de la veille à l'aube en France, et mon arrivée à Beijing le lendemain matin vers 8h30, plus les péripéties concernant l’installation du stand, je dus imprimer 1000 copies. Mais où trouver un kinko’s ? Heureusement que ce n’était pas mon premier voyage, et étant ordonnée, j’ai retrouvé dans mon dossier « Chine »des adresses précieuses.

Ma journée n’était pas finie car j’attendais avec impatience mon compagnon de voyage Graham Gilles un pur anglais, qui arrivait bien sur après la bataille …Mais quel bonheur de pouvoir enfin parler! pour une grande bavarde c'est dur de se sentir frustrée. Il faut que je me mette au mandarin. Je pense que d'ici là, les chinois auront bien amélioré leur anglais...

Nín hao  pour bonjour, Maan ngon pour bonsoir, xièxie poour merci, cāntīng pour restaurant, bīnguan pour hotel, shì pour oui et fou pour le non, le no way en anglais. Là, se limite presque tout mon vocabulaire, vous êtes prêt pour partir, sauf que j'ai omis de vous dire que cela ne se prononce pas du tout comme on l'écrit, exemple fou se prononce pou. A vous d'essayer.

Dsc00191_1

Après une bonne nuit réparatrice, nous étions prêts à conquérir les entreprises asiatiques. Arrivés sur le stand, une entrerprète nous y attendait (super l'organisation), Graham s'est porté volontaire pour la former, comme vous pouvez le voir sur la photo (double click pour l'agrandir)... Nous étions enfin prêt.

Impossible de prendre 5 minutes pour décompresser, je n'ai jamais vu autant de monde sur un salon. La plupart, il faut bien l'avouer était des curieux, qui je ne sais pas pour quelle raison, nous chapardaient des docs.

Tout à coup des officiels firent leur apparition, et nous eûmes l'honneur de rencontrer le ministre de la santé, cela fut très impressionnant car toute la délégation était en uniforme et les couleurs kaki et rouge inondaient le stand. Nous expliquâmes que notre capteur de pression n'était pas à usage unique comme celui de nos concurrents mais qu'il pouvait être réutilisé plusieurs fois, d'où un gain d'économie important. Nous étions seul sur le marché des capteurs invasifs a présenté un tel concept, c'était ce que je croyais tant que je ne vis pas sur le salon un produit cloné au notre, dont je tairai le nom ici.

La dernière chose dont je voulais vous parler à propos de ce salon, c 'est ma visite au hall dédié à la médecine chinoise. Pour des non asiatiques, l'odeur qui y régnait, était insupportable en plus de 30 degrés. La plupart des exposants, étaient des petits exposants, qui nous présentaient  des produits à base de plantes mais aussi d'os et d'animaux macérés. Je fus tellement secouée que je fus incapable de prendre des photos, mais je l'avoue j'ai acheté quelques produits tel que le baume de tigre et une fiole à base de plantes ayant pour vertu de détendre.

Je recommande ce salon à des sociétés françaises car c'est vraiment l'opportunité de rencontrer des partenaires pour la distribution des produits sur tout le continent asiatique, et je remercie Ubi France, et les Cci’s sans qui l'organisation de ce salon aurait été impossible tant que l' on a pas sur place une société partenaire.

Dominique

16 juin 2005

Crise de la communication

La communication de crise s’est beaucoup développée ces dernières années. Toute entreprise se doit d’être prête à communiquer, avec la presse comme en interne, en cas de « coup dur ». Bizarrement, dans le même temps, la crise de l’emploi a touché de plein fouet et en premier lieu les postes de communication : une cascade de suppressions de postes en France. La logique voudrait pourtant que lorsque les choses vont mal, on multiplie les démarches de communication interne (expliquer, rassurer, motiver le personnel, animer les équipes, dénouer les conflits…) et externe (montrer ce qui va bien, expliquer et rassurer sur le reste : soigner son image). Il semblerait que les vieux réflexes ressurgissent au premier revers… : « pour vivre heureux, vivons cachés » !

Pourquoi la communication est-elle toujours la première touchée ?

Parce qu’il paraît que « ça coûte et ça ne rapporte rien ». Il est effectivement difficile de chiffrer les résultats de façon précise, de dire « combien ça va rapporter » et « quand » mais… - Tout le monde sait qu’une société qui communique bien améliore son image et gagne en notoriété... Les clients sont rassurés, les candidats cherchent à la rejoindre. D’où l’importance des relations presse (un métier qui ne s’improvise pas, sous peine de grosses « gaffes » ), du relationnel institutionnel, du sponsoring (pas forcément coûteux, lui non plus mais combien positif pour l’image !). - L’image interne, de son côté, fédère et motive les employés (sentiment d’appartenance), qui sont donc plus efficaces et moins absents. Sans oublier que cette même image interne se transforme via les employés en image externe… Quel est le meilleur vecteur d’image d’une société ? L’employé que l’on sent heureux d’y travailler, qui en parle avec fierté, qui défend « sa boîte ».

Combien ça coûte ?

Les actions prennent du temps, mais ne nécessitent pas forcément de grosses dépenses. Et elles « rapportent » sur tous les plans . Que représente le budget communication interne et institutionnelle face aux dépenses publicitaires ou aux réunions internes prestigieuses organisées dans des sites luxueux ? La plupart du temps, un poste salarié, un ordinateur, quelques dépenses d’édition…et beaucoup de système D !

2 exemples:

1) J’ai organisé une opération Téléthon pour mon entreprise, en m’appuyant uniquement sur des bénévoles, membres du personnel (hors temps de travail), et sur des sponsors. L’opération n’a rien coûté en dehors d’une partie de mon temps. Le bénéfice a été associé à un don de l’entreprise, ce qui a valorisé son image et renforcé sa crédibilité dans le domaine de la santé. Nous avons eu des retombées médiatiques (presse et TV locales). D’autre part, en interne, un énorme sentiment de fierté et d’appartenance s’est fait jour parmi les bénévoles. Cette opération a aussi permis au personnel de se découvrir sous un autre jour, de partager en dehors du contexte de travail et de la hiérarchie. Certaines sociétés dépensent de gros budgets en séminaires ludiques dans le même but…

2) L’agence de RP pour laquelle j’ai travaillé chiffrait les surfaces rédactionnelles de ses clients dans la presse comme s’il s’était agi de publicité pour démontrer le gain effectué. Que coûte un article d’une surface équivalente à une publicité dans tel ou tel magazine ? C’est gratuit et la visibilité est la même pour le client. Le bilan des parutions face à la facture d’honoraires parlait de lui-même. Quand on est passionné comme moi par son travail, que l’on sent vraiment son utilité humaine, il est difficile d’accepter que l’on sacrifie ce poste. Mais je ne désespère pas : la logique finit toujours par triompher !

Christine

15 juin 2005

Bonjour Ingrid,

Cette semaine est un grand jour : Florence et Hussein ont enfin été libérés. Ils ont vécu 157 jours de détention, et cela nous semble déjà insurmontable.

Dans ce moment de joie collégiale, je ne peux m’empécher d’avoir une pensée pour Ingrid Betancourt :

Ingrid, je ne te connais pas sinon au travers des reportages diffusés et rediffusés décrivant ton combat à l’époque où tu étais libre. Ingrid, je ne te connais pas sinon au travers des discours de ton mari qui continue de se battre. Ingrid, je ne te connais pas sinon au travers du regard de ta fille qui hurle sa détresse d’une mère absente.

Aujourd’hui, j’ose espérer que la libération de Florence et Hussein sera le prélude de ta libération.

Tiens bon Ingrid.

Cécile